Au sommet du M'Goun
Une des parties fortes du trek est l’ascension du M’Goun (4067 M). Pour cela, nous partons tôt le matin (4h) avec nos lampes de poche. Nous débutons notre ascension par des pentes abruptes. Nous marchons sur un sentier de roches. Aux premières lueurs du soleil, c’est un paysage lunaire qui se dévoile devant nous. Aucune végétation à l’horizon. L'effet est impressionnant, mais nous ne sommes pas capables de rendre l'immensité des lieux sur nos photos. Le résultat montre des montagnes de roches grises et brunes et n'est pas très impressionnant.
Une fois près du sommet, nous marchons longtemps sur la cime des montagnes. Nous sommes sur le toit du monde! Bientôt, un amas de caillou nous indique que nous sommes bel et bien au point culminant de notre trek. Nous savourons pendant un instant cet accomplissement et l’effet grisant de la réussite.
Nous ne restons pas longtemps: au sommet, il fait très froid. Nous portons les mêmes manteaux que nous portons pour lorsqu'il fait -20 degrés au Québec et même des tuques. Puis, nous redescendons par un autre sentier. La descente est plus difficile que la montée en raison des cailloux qui se dérobent sous nos pieds. D’un certain point de vue, c’est comme descendre une piste de ski sans skis.
Nous atteignons notre campement juste avant qu’un orage de montagne éclate. Quelques minutes plus tard nous entendons un grondement. Notre guide nous appelle et nous le rejoignons juste à temps pour voir arriver une marée de roche et de boue dans le lit de la rivière asséchée dans laquelle nous avons marché toute la journée. En haute altitude, une simple pluie peu faire déborder une rivière qui quelques instants auparavant n’était qu’un simple filet d’eau. La rivière se déchaîne toute la nuit atteingnant un mètre de haut et près de 10 mètres de large. Saïd nous raconte l'histoire de campeurs non aguerris ayant monté leurs tentes trop près du lit de la rivière.
Une chance que nos guides sont expérimentés. En fait, ces montagnes, elles vivent en eux. C'est leur maison, ils y connaissent chaque recoin, chaque détour, et peuvent trouver une source d'eau pure derrière une roche, alors que notre oeil n'a rien vu. Dans ces moments-là, on se rend compte que même si on a plein de connaissances qu'ils n'ont pas, perdus dans ces montagnes nous ne vallons pas grand chose. Leçon d'humilité numéro un.
Images
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Titre : Au sommet du M'Goun
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Titre : La joie d'être au sommet
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Titre : La cime du M'Goun
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