Fès, l'impériale
Nous partons donc en train pour notre deuxième arrêt : la ville impériale de Fès. Le guide de voyage mentionnait qu’il était préférable d’avoir un guide local pour visiter le souk de Fès. Nous en avons engagé un pour 15 dollars et ce fut un excellent investissement.
Malgré notre sens de l’orientation très développé, le souk de Fès a tout du labyrinthe. D’ailleurs, notre guide ne lésine pas sur les détours et nous fait entrer dans des boutiques d’où nous sortons par d’autres portes. Bref, en 10 minutes, nous sommes complètement perdus.
Ce souk est ancestral, s’y balader, c’est comme marcher au moyen-âge. Une femme rencontrée dans le train et travaillant pour l’Unesco, nous a expliqué la valeur historique des lieux, elle repartait déçue car certains détails et artéfacts se perdaient car la vieille ville se fait rénover de manière non coordonnée. C’est normal car c’est là que les marocains vivent et ils y sont nombreux. Ce n’est pas comme nombreux lieux historiques qui deviennent des villes musées et qui sont délaissés par les habitants.
Fès est donc, le centre artisanal du Maroc et dans chaque quartier il y a une spécialité. Nous allons donc dans le quartier des tanneurs (avec son odeur tellement suffocante qu’on nous remet une branche de feuilles de menthe qu’on doit garder sous notre nez) où l’on tentera de nous vendre poufs et sacoches en cuir, puis dans le quartier des tisserands où ce seront les nappes, couvertures et voiles, puis le quartier des tapis. Et là, ce sont de bons vendeurs, ils nous font visiter la fabrique, nous offrent un thé, et puis ils déroulent les tapis. Ils commencent par nous expliquer les différents types de tapis et nous en montrent plusieurs, en demandant constamment : aimez-vous mieux celui-ci ou celui-là? Ce qui a pour conséquence de se diriger toujours vers le tapis qu’on préfère et nous finissons presque par en acheter un.
Bref, notre guide nous amène partout où il y a quelque chose à acheter, où il pourrait avoir une commission. Mais la visite demeure intéressante, parce qu’il nous fait voir des ateliers que nous n’aurions jamais pu visiter. Cependant, le guide est un peu déçu de ne pas avoir amassé de commissions et nous trouve plutôt radins sur les souvenirs.
Le soir, nous nous payons un bon souper dans la nouvelle partie de Fès. Nous goûtons à la pastilla au pigeon qui est un met traditionnel marocain. Malgré ce nom exotique, la pastilla ressemble en fait à un croisement entre un pain farci et une tourtière qui serait assaisonnée de muscade, de cannelle et de sucre en poudre. C’est excellent !
Images
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Titre : Fabrication de tapis
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Titre : Dans le souk
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Titre : Entrée de la mosquée
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Titre : Les tanneurs
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Titre : Étalage de dattes
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